Interview de Linda RICHARD, référente handicap du GEIQ Numérique Occitanie
Quel est le rôle d’un référent handicap?
Au sein du GEIQ Numérique Occitanie, l’accompagnement des salariés en alternance, notamment ceux bénéficiant d’une RQTH, est essentiel. Sur les sujets de la santé, mon rôle consiste avant tout à être à l’écoute, à orienter et à accompagner chaque personne, en tenant compte de sa situation individuelle.
Comment se traduit ton rôle sur le terrain ?
Ce qui est primordial, c’est la notion de confiance et d’écoute bienveillante.
Dès le début, nous réalisons un entretien afin de faire un état des lieux de sa situation en emploi: connaître ses besoins, ses contraintes ainsi que les préconisations médicales. J’oriente les salariés en fonction de leurs demandes vers des partenaires, des travailleurs sociaux et autres professionnels de santé.
Puis nous mettons en place rapidement des actions et des aménagements de poste si nécessaire avec l’entreprise adhérente et le centre de formation. Nous les accompagnons également sur les démarches administratives en lien avec une demande d’une reconnaissance en qualité de travailleur handicapé.
Je souhaite avant tout être un appui facilitateur, pour aider chaque salarié à avancer sereinement.
Nous adaptons le rythme des rendez-vous des salariés avec les interlocuteurs dédiés, tout en nous appuyant sur des relations étroites avec nos entreprises adhérentes, facilitant ainsi les échanges et l’intégration en parcours. Mais en aucun cas nous ne nous substituons au corps médical.
Tout au long de l’année, nous mettons en place des actions d’information, de sensibilisation et de communication auprès de nos salariés et de nos entreprises. La santé, c’est un sujet individuel et collectif !
Comment devient-on référent handicap?
Il n’y a pas un seul parcours pour devenir référent handicap. Pour ma part, c’est avant tout une sensibilité aux enjeux humains et d’inclusion, complétée par de la formation et de l’expérience sur le terrain. C’est un rôle qui demande de l’engagement, de l’adaptabilité et surtout l’envie d’aider concrètement les salariés.
En tant que référente handicap, je me forme régulièrement, je participe à des événements en lien avec les acteurs comme l’Agefiph et la médecine du travail par exemple.
Quelle valeur ajoutée cela apporte-t-il à ton métier ?
En tant que chargée d’accompagnement au GEIQ, le statut de référent handicap est un atout dans mon travail, de plus, la thématique handicap me passionne ! D’autant que le secteur numérique est favorable à la reconversion professionnelle, et nous accueillons 18% de salariés ayant une RQTH au sein de nos effectifs.
Pour aider les alternants et mieux les comprendre, il faut à mon sens faire preuve d’empathie, avoir la connaissance des handicaps, un bon sens de l’écoute et avoir des compétences en communication.



